Avis de sécheresse sur le Nord-Pas de Calais …

La région semble passer au travers des gouttes ces dernières semaines avec une situation qui se dégrade nettement. Le Nord-Pas de Calais est resté plutôt à l’écart des pluies pour le mois de Mars et Avril avec un déficit pluviométrique parfois important et souvent inférieur à 50 voire 70%. Par conséquent, la sécheresse de surface s’aggrave sur la région et commence à devenir inquiétante localement car la pluie n’est pas tombée depuis plusieurs jours, voire parfois depuis 2/3 semaines. 

 

 

Ce mois d’Avril s’est avéré sec voire très sec avec des précipitations qui sont tombées essentiellement au début du mois. On relève ainsi un déficit pluviométrique compris entre -50 et -75%. Il n’est tombé que 14,6 mm à Arras et 15,6 mm à Lille pour ce mois d’Avril, alors que la normale se situe autour de 50 mm. 

Si l’on prend un peu de recul, depuis le début de l’année, le déficit pluviométrique est bien présent sur la région avec en moyenne entre -17 et -50% de précipitations par rapport à la normale. Voici quelques cumuls pluviométriques relevés sur la région entre le 1er Janvier et le 1er Mai 2022. 

  • 180,4 mm à St-Hilaire-sur-Helpe (déficit de 17%)
  • 135,4 mm à Boulogne-sur-Mer (déficit de 38%)
  • 129,2 mm au Touquet (déficit de 41%)
  • 126,4 mm à Arras (déficit de 42%)
  • 123,8 mm à Valenciennes (déficit de 43%)
  • 112,2 mm à Dunkerque (déficit de 49%)
  • 110,8 mm à Lille (déficit de 49%)
  • 109,3 mm à Steenvoorde (déficit de 50%)

En surface (entre 0 et 1 m de profondeur), la sécheresse est bien présente sur l’ensemble de la région et va probablement encore s’aggraver dans les prochains jours. Plusieurs facteurs ont favorisé cette sécheresse avec dans un premier temps le manque de pluie, mais également l’ensoleillement bénéfique, le vent de Nord-Est qui assèche l’air et surtout le développement des végétaux, lié au printemps (besoin en eau pour la croissance).

L’état des nappes phréatiques est plutôt correct mais la baisse est déjà entamée depuis le début du mois de Mars. Si l’on se base sur la tendance saisonnière publiée dernièrement, la sécheresse risque fortement de s’intensifier sur la région et les premières restrictions d’usage de l’eau pourraient arriver … 

Soleil et grande douceur pour débuter la semaine prochaine

Nous sommes actuellement protégés par un anticyclone positionné sur la France et qui nous garantit un temps calme et plutôt bien ensoleillé. Ces conditions vont se maintenir encore plusieurs jours avant que cet anticyclone ne se scinde en deux et qu’une zone de hautes pressions gonfle sur l’Atlantique Nord et nous apporte un flux de Nord à Nord-Est nettement plus frais. 

La fraîcheur est de mise ce Samedi avec des températures qui dépassent à peine la barre des 10°C au meilleur de la journée. Le ciel est changeant et devrait le rester ce Dimanche avec un voile nuageux parfois épais près du bord de mer. Les températures commenceront à grimper avec l’installation d’un flux de Sud-Ouest. Les derniers jours du mois de Mars s’annoncent très agréables avec du soleil et des températures très élevées, parfois digne d’un début Juin. 

Le soleil va pleinement s’imposer Lundi, Mardi et Mercredi avec un ciel totalement dégagé. Le mercure va commencer à s’envoler Lundi avec des valeurs maximales qui grimperont jusqu’à 15/18°C ! Mardi et Mercredi seront les deux journées les plus belles avec un mercure qui grimpe encore pour atteindre jusqu’à 20/22°C au meilleur de la journée, y compris sur le bord de mer. 

Attention à la douche froide à partir de ce Jeudi 1er Avril (ce n’est pas une blague), puisqu’une masse d’air froide arrivera par le Nord/Nord-Est. Le mercure va brutalement dégringoler avec une perte de plus de 10°C en 24h. Le froid s’installera durablement pour le début du mois d’Avril avec des températures bien basses pour la saison et un risque de giboulées. Cette année, Pâques sera au tison, tout comme l’a été Noël. 

Chaises longues, tongs et parasols seront de sortis pour les prochains jours, mais attention car les écharpes et gros manteaux serviront dès Jeudi avec le retour brutal du froid. 

Bilan de l’année 2020

L’année 2020 restera marquée par une perpétuelle douceur qui aura régné durant 12 mois consécutifs. Avec une moyenne annuelle globale de 16,8°C, l’année 2020 devient donc l’année la plus chaude jamais relevée depuis le début des relevés météorologiques à Lille. A noter que l’année 2020 est également l’année la plus chaude jamais relevée à l’échelle nationale. L’ensoleillement aura été largement bénéficiaire durant cette année puisque l’on enregistre un large excédent qui s’est principalement produit durant les 3 mois de confinement strict (Mars, Avril et Mai). La sécheresse des années précédentes tend à se poursuivre, puisque le cumul annuel reste déficitaire et ne permet pas une bonne recharge en profondeur des sols (sécheresse fréquente du printemps à l’automne). 

 

Quelques chiffres que l’on peut retenir de 2020 (pour la ville de Lille) : 

La température minimale de l’année est de -2,2°C atteint le 21 Janvier 

La température maximale de l’année est de 38,2°C atteint le 31 Juillet 

Nous avons connu 122 jours de pluie durant l’année. 

Le nombre de jours avec gelée est assez faible avec 19 gelées recensées. 

On a enregistré 16 journées de fortes chaleurs (valeurs supérieures ou égales à 30°C), et 5 journées de très fortes chaleurs (valeurs supérieures à 35°C). 

 

Dans le classement des années les plus chaudes, on peut noter que sur les 10 premières, neuf se sont produites après l’an 2000 …. En première place nous avons donc l’année 2020, avec 16,8°C. En seconde place, l’année 2018 avec 16,3°C et en troisième place l’année 2019, avec 16,1°C. 

L’année 2021 débute actuellement sous un temps plus frais que la normale. Le mois de Janvier pourrait venir mettre un terme à une très longue série de mois plus chauds que la normale. 

 

Avertissement : 

Nous ne disposons pas forcément de l’ensemble des séries de données complètes, bien que nous faisons notre possible pour réunir l’ensemble des valeurs. Les valeurs d’ensoleillement sont données de manière approximative et dépendent en grande partie de valeurs personnelles mesurées sur la métropole lilloise. Ces données sont données à titre informatif et ne remplacent en aucun cas les valeurs officielles.  

 

Un début de printemps plutôt sec …

L’hiver 2019/2020 a été copieusement arrosé et c’est une bonne nouvelle car les pluies se font rares depuis le début du printemps. Les épisodes pluvieux se font rares, la végétation puise davantage et les températures remontent. Plusieurs facteurs qui laissent craindre un nouvel épisode de sécheresse dans les prochains mois si la tendance ne s’inverse pas. 

Ce début de mois de Mai est particulièrement sec notamment près du littoral et près de la frontière belge. Quelques ondées ont apporté un peu de pluie sur la partie Sud de la région notamment en bordure de la Somme et l’Aisne au début du mois. La tendance pour la dernière quinzaine de Mai ne devrait pas arranger la situation puisque la pluie devrait continuer à se faire rare (hormis un risque de quelques ondées éparses). Les températures devraient rester assez douces avec un pic de chaleur attendu vers le 20/21 Mai, ce qui favorisera un assèchement des sols et pourrait engendrer un épisode de sécheresse de surface. 

Voici quelques exemples de cumuls de pluie sur la région : 

  • 2,2 mm à Dunkerque / Boulogne-sur-Mer / Cap Gris Nez 
  • 3 mm à Biache-St-Vaast
  • 3,4 mm au Touquet 
  • 3,8 mm à Lille           
  • 4,8 mm à Calais 
  • 10,4 mm à Croisette / Cambrai
  • 11,2 mm à Hestrud 

 

Si l’on prend un peu de recul sur le début de l’année 2020, les pluies abondantes de Janvier et Février permettent de rattraper le déficit. Les cumuls varient entre 210 et 240 mm sur la région avec un arrosage un peu plus marqué sur le littoral du Pas-de-Calais (jusqu’à 285 mm à Boulogne-sur-Mer). A noter qu’à cette époque de l’année le cumul entre le 1er Janvier et le 16 Mai devrait être de plus ou moins 250 mm. 

Le rechargement des nappes a été correct durant l’hiver, mais ce début de printemps sec et assez doux risque de nous faire plonger à nouveau vers un épisode de sécheresse, si les pluies ne reviennent pas dans les prochaines semaines.